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Le blog de zapi

Le blog de zapi

Je partage avec vous des images, gifs, cartes, blagues, ma passion des chats, quelques petits dessins...Il y a beaucoup de rubriques pour tous et toutes !

Publié le par zapi
Publié dans : #polyarthrite - myasthénie

Qu'est ce que la cortisone (source CMI link)

 

La cortisone est un glucocorticoïde naturel.

Elle est nécessaire au bon fonctionnement du corps, particulièrement en situation de stress.

La cortisone est une hormone que tout le monde sécrète grâce à une petite glande située au-dessus des reins (glandes surrénales).

Elle est beaucoup utilisée, sous une forme dite de « synthèse », pour traiter de nombreuses maladies (d'origine ORL, ophtalmologique, pneumologique, rhumatologique…) en raison de son action anti-inflammatoire.

Elle peut être prescrite en cure courte (de 5 à 10 jours) pour des problèmes « aigus » ou en cure prolongée (supérieure à trois mois) pour des maladies de longues durées (ou chroniques).

En rhumatologie, elle est utilisée de façon prolongée dans les maladies inflammatoires chroniques, telle que la polyarthrite rhumatoïde, les vascularites (la maladie de Horton, la maladie de Wegener…) ou les maladies générales (le lupus érythémateux disséminé, le syndrome de Goujerot Sjögren…).

Elle est aussi utilisée en cure courte notamment dans les névralgies.

 

:: Qu'elles en sont les effets indésirables

 

Ils sont liés à « la dose cumulée » administrée c'est à dire à la quantité prise depuis le début de la maladie. Ils sont nombreux mais il existe des moyens pour diminuer leur intensité.

  • La prise de poids est probablement le plus connu. Il est logique de proposer un régime pauvre en graisse et en sucres d'absorption rapide.
  • Le gonflement du visage est lié à une modification de la répartition des graisses. Il n'existe malheureusement pas de mesure pour lutter contre cette conséquence heureusement rare, observée pour des doses importantes.
  • L'hypertension artérielle et les œdèmes des jambes peuvent être diminuées par un régime pauvre en sel. Le régime " sans sel strict " ne doit être prescrit que pour des doses de cortisone supérieure à 10 mg par jour.
  • La fonte musculaire et les crampes peuvent être diminués grâce à un régime riche en potassium (banane, fruits secs…) et en protéine ainsi qu'à un entretien musculaire régulier (en fonction de vos possibilités).
  • Les petits vaisseaux (ou capillaires) sont aussi plus fragiles. Les bleus (ou ecchymoses) sont donc plus fréquents et peuvent apparaître après des chocs minimes.
  • La peau peut aussi être touchée avec un risque d'acné et une difficulté à la cicatrisation.
  • Une fragilité des os (ostéoporose) peut aussi survenir au bout d'une durée de traitement prolongée. Il est souhaitable d'avoir un régime riche en calcium, d'avoir une exposition solaire suffisante (productrice de vitamine D) et de pratiquer une activité physique régulière (qui stimule les cellules des os). Des traitements médicamenteux peuvent aussi être utiles si ces mesures sont insuffisantes (comprimés de calcium associé à de la vitamine D, traitement stimulant les cellules osseuses…).
  • Les infections sont aussi plus fréquentes. La cortisone a tendance à faire baisser les défenses de l'organisme contre les infections (immunodépression induite). Il faut donc avoir une hygiène corporelle très importante surtout au niveau des dents (infection dentaire), des pieds (ongle incarné, mycose…) et de l'hygiène intime (infection urinaire fréquente). Au moindre doute, il est préférable de consulter son médecin.
  • La cortisone a tendance à énerver les gens. Si votre maladie le permet, il est conseiller de la prendre le matin plutôt que le soir pour éviter les insomnies.

 

Indications de la cortisone :

  • Maladies auto-immunes :
    • Anémie hémolytique auto-immune
    • Lupus érythémateux disséminé
    • Dermatomyosites et polymyosites
    • Périartérite noueuse
    • Maladie de Horton
    • Sclérodermie
    • Pemphigus et pemphigoïde bulleuse
    • Polyarthrite rhumatoïde
    • Sclérose en plaques
    • Rectocolite hémorragique et maladie de Crohn
  • Allergie (souvent en association avec des traitements d'action rapide : adrénaline par exemple)
    • Œdème de Quincke
    • Urticaire géant
    • Choc anaphylactique
  • Réactions inflammatoires sévères
  • Maladies générales
    • Traitement de fond des asthmes sévères
    • Sarcoïdose
    • Fibrose pulmonaire
    • Syndrome néphrotique
    • Leucémie
    • Certains cancers
    • Transplantation d'organes

:: Effets secondaires

Les effets secondaires d'un traitement par cortisone se rencontrent surtout en cas de traitement prolongé (plusieurs semaines, voire plusieurs années).

Ils peuvent être empêchés par certaines précautions .

Les effets secondaires principaux sont :

  • Troubles métaboliques : rétention hydrosodée, hypokaliémie, alcalose, ostéoporose (par augmentation du métabolisme protéique dans les os), fractures, retard de croissance (enfant), retard de cicatrisation.
  • Troubles endocriniens : dérégulation de la synthèse naturelle de glucocorticoïdes à la fin du traitement, troubles du cycle menstruel (règles irrégulières), apparition (ou aggravation) d'une acné, hypertrichose, fragilisation cutanée, ecchymoses.
  • Troubles digestifs : aggravation d'un ulcère gastro-duodénal (les glucocorticoïdes augmentent la secretion d'acide par l'estomac), hémorragie digestive en cas d'ulcère très profond, pancréatite aiguë.
  • Troubles psychiques : euphorie, excitation, confusion.
  • Aggravation d'états infectieux : réveil du virus de la varicelle (d'où un zona), réveil de tuberculose, réveil de toxoplasmose, mauvaise lutte contre les états viraux en général (herpès, hépatite, etc.)

:: Précautions d'emploi

 

Les précautions d'emplois sont donc systématiques dans les traitement longs, à dose élevée.

Dans ce cas, on prescrit les mesures suivantes :

Régime alimentaire et supplémentations:

  • régime pauvre en sel et en glucides, riche en protéines
  • apports de potassium
  • apports de calcium (prévention des fractures)
  • apports de vitamine D (même remarque)

Bilan avant de débuter le traitement :

 

Par ailleurs, il convient de toujours rechercher un ulcère (et de le traiter le cas échéant), des troubles psychiatriques, une ménopause, une hypertension (la rétention d'eau et de sodium liée aux glucocorticoïdes augmente le volume sanguin, et donc la tension), une infection virale ou bactérienne.

 

Pendant le traitement :

  • Surveiller la kaliémie (potassium dans le sang), natrémie (sodium dans le sang), le poids, la pression artérielle, l'état cutané, la glycémie, la tolérance et la bonne prise du traitement.
  • Les glucocorticoïdes, pour mimer la libération naturelle de leur équivalent non-synthétique, doivent être pris en une seule prise, le matin.
  • En cas de stress (infection, opération chirurgicale, traumatisme) : une augmentation des doses est indispensable (physiologiquement, ces états introduisent une augmentation des hormones surrénaliennes).

Fin du traitement :

 

Afin d'éviter de perturber la synthèse naturelle de glucocorticoïdes par la glande surrénale, il faut toujours arrêter le traitement très progressivement si ce dernier a été prolongé : plusieurs paliers de 8 à 15 jours, en surveillant la fonction surrénalienne par des tests sanguins réguliers.

 

Contre-indications :

 

Il n'existe aucune contre-indication formelle à une corticothérapie brève et vitale. Dans les autres cas, où les glucocorticoïdes peuvent être remplacés par d'autres médicaments, on évitera de les prescrire dans les circonstances suivantes :

  • grossesse, allaitement
  • maladie virale grave en évolution (herpès, zona, hépatite virale aiguë) car les glucocorticoïdes entraînent une baisse de l'inflammation et de l'immunité nécessaire à la lutte contre ces infections,
  • ulcère gastro-duodénal en évolution (c'est-à-dire non traité),
  • cirrhose sévère
  • goutte
  • états psychotiques
  • bxp45365

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